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Monsieur Choufleuri d'Offenbach enchante le public d'Opéra des Landes
Emmanuel Andrieu pour Opera-online - Juillet 2021

Vocalement, on se trouve face à une troupe qui chante avec entrain, sans que la mécanique scénique et musicale ne se grippe une seule seconde. Il faut saluer en premier lieu la superbe prestation de la soprano toulousaine Céline Laborie en Ernestine (qui foulera bientôt les planches du Théâtre du Capitole dans La Flûte enchantée) : son timbre cristallin et son engagement total attirent autant l’œil que l’oreille. Le bondissant Babylas de Pierre-Emmanuel Roubet ravit également l’ouïe avec son timbre élégiaque et puissant à la fois, tandis que le valet Peterman de Camille Artichaut se montre absolument désopilant, exagérant à merveille un certain accent belge. De son côté, Hervé Hennequin maîtrise toutes les ressources du comique propre au rôle-titre, tandis que le couple Palandard (Eugénie Berrocq et Maela Vergnes) s’acquitte avec brio de son numéro comique.

Emportés avec joie par une mise en scène simple mais drolatique à souhait, les chanteurs s’amusent donc comme des enfants sous la direction dynamique mais attentive de Philippe Forget et portés par les pianos vifs et chantants de Laura Nicogossian et Maurine Grais. Là encore, le public ne boude pas son plaisir et manifeste bruyamment sa joie d’avoir assisté à ce réjouissant spectacle !

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Le rire est le propre d'Offenbach (Monsieur Choufleuri restera chez lui)
Christophe Rizoud pour ForumOpera - Juillet 2021

(...) A la manière d’une béchamel que l’on sent rapidement s’épaissir dans une casserole posée sur feu doux, la sauce a tôt fait de prendre. Les répliques sont balancées avec autant d’aplomb que de naturel. Le contours des personnages, toujours intelligibles malgré des conditions de plein air, se précise. Les rires fusent.

La présence du Chœur de l’Opera des Landes est un luxe appréciable pour une œuvre d’un format modeste. Au piano, Maurine Grais réussit à faire oublier l’absence d’orchestre.

En Peterman, Camille Humeau Artichaut compose un de ces valets de comédie comme les aime la tradition : stupide, insolent et raisonneur. Avec un tel tempérament, comment résister à la tentation d’en faire trop ?

Les trois premiers rôles sont aussi bons chanteurs que comédiens – la quadrature du cercle chez Offenbach.

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Une bulle de musique et de belcanto
Isabelle Chambon pour Sudouest - Juillet 2021

La 20e édition du Festival lyrique de l’Opéra des Landes, organisée malgré le contexte peu favorable, aura apporté surprise et admiration, voire fascination. Des émotions partagées avec un public suspendu à ces voix s’élevant dans le crépuscule, rendant hommage à Debussy. (...)

Le décor est minimaliste : étoffé de tulle, l’échafaudage installé en façade de la demeure de charme crée les espaces nécessaires aux artistes… Une idée de Kristof T’Siolle pour cette fresque onirique sombre où le spectateur glisse son imaginaire. (...)

Chapeau bas à la technique et au maestro, Fred (Warmulla), créateur de  cette lumière quasi blafarde, les artistes en ombres chinoises  et des volutes luminescentes fabuleuses en intérieur ; en extérieur la douceur des lumières bleutées et ocres ajoute encore à l’étrangeté et au mystère de cette pièce du mouvement symboliste que l’on plébiscite.

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Le piano des aveugles - Pelléas et Mélisande au Festival Opéra des Landes
Laurent Bury pour Concertclassic - Juillet 2021

Rien de littéral dans ce spectacle, où les cheveux de Mélisande ne sont pas « plus longs que ses bras », mais où la poésie trouve son compte. L’œuvre étant accompagnée par une seule pianiste (compliments à Nathalie Dang, qui a la lourde tâche de recréer toutes les couleurs de l’orchestre debussyste dans les tempos souvent très rapides qu'adopte le chef Philippe Forget), une soudaine lumière bleue suffit à transformer par magie le piano à queue privé de son couvercle en Fontaine des Aveugles, où Mélisande promène ses mains et joue avec l’anneau de Golaud. Dans le décor réduit à l’essentiel – un trône pour Arkel, un prie-dieu pour l’acte IV – où les accessoires sont rares, à part l’épée de Golaud, les costumes renvoient à ce Moyen Âge flou que voulait Maeterlinck, dans un camaïeu de bistres et de bruns, Mélisande étant la seule à avoir droit au blanc éclatant...

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Pelléas et Mélisande à l'Opéra des Landes : une vraie réussite !
Emmanuel Andrieu pour opera-online - Juillet 2021

Pour son premier Pelléas, le sémillant baryton Frédéric Cornille offre d’abord une diction qui coule avec un naturel irréprochable, et fait preuve d’une indéniable séduction physique et vocale. À l’élégance de son phrasé, il oppose un éclat qui tire son personnage loin de l’être efféminé auquel on le réduit trop souvent. La jeune Manon Lamaison incarne une Mélisande plus petite fille perdue que femme fatale, avec beaucoup de spontanéité, sa jeunesse et sa beauté faisant le reste pour ajouter à la crédibilité de son incarnation. Avec une voix fraîche et ductile, elle apporte une touche de lumière bienvenue dans ce contexte oppressant, tout en gardant jusqu’à la fin son mystère. Familier du rôle, le baryton-basse français Laurent Alvaro campe un Golaud de fière allure, d’une complexité fascinante. Il joue des sombres reflets de sa voix pour varier les intonations, passant de la compassion à la colère, puis au désespoir avec une vérité et une intensité dramatique qui ont touché en plein cœur l’audience.

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Pelléas et Mélisande brille dans l’obscurité du non-dit à l’Opéra des Landes
Violette Renié Dubar pour Ölyrix - Juillet 2021

Dans une ambiance sombre, opaque, souvent pesante, une mise en scène à la fois simple et très inspirée, riche de symboliques mais sans maniérisme laisse voir des personnages très marqués. Chacun possède une gestuelle propre à sa personnalité : Arkel a la rigidité d’une statue, Golaud la démarche pesante et le geste brusque, Mélisande, quant à elle, incarne la fragilité et l’agitation intérieure, tandis que Pelléas est un adolescent tourmenté, timide, effrayé. Les personnages ne se regardent presque jamais, incarnant la puissance du non-dit, la création par l’absence.

Le travail des lumières est d’une importance capitale pour donner vie à ce texte de Maeterlinck où la lumière (ou son absence) est si prépondérante. Chaque scène est un tableau, chaque phrase un coup de pinceau, difficile de ne pas être hypnotisé par la poésie de ce spectacle. 

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Un énorme pari... réussi!
Robert Pénavayre pour ClassicToulouse - Juillet 2021

Oser afficher le chef-d’œuvre lyrique de Claude Debussy sur un lieu de villégiature estivale plus connu pour ses magnifiques plages, Soustons en l’occurrence, est un pari hyper-risqué. Programmer dans les années passées des titres tels que Don Giovanni ou, dernièrement, L’Elixir d’amour peut se comprendre aisément. Mais proposer le texte de Maurice Maeterlinck sur la sublime musique de celui qui signait Claude de France relevait d’une toute autre gageure pour Olivier Tousis, fondateur il y a près d’un quart de siècle de ce festival en terre landaise. Autant le dire tout de suite, le challenge est relevé haut la main. Et de quelle manière !

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Un Élixir d'amour rescapé (et réjouissant !) à l'Opéra des Landes
Emmanuel Andrieu pour Opera-online.com -Juillet 2020

Saluons la détermination d’Olivier Tousis, directeur-fondateur de la manifestation lyrique estivale. Le plus visible pour nous, c’est d’avoir troqué l'Espace Roger Hanin à Soustons, où nous avions assisté l’an passé à une hilarante représentation de La Belle-Hélène, pour le magnifique Parc de La Pandelle, au milieu duquel trône une superbe demeure bourgeoise qui sera le lieu où se déroule toute l’action.

Comme à sa bonne habitude, le maître des lieux signe lui-même la mise en scène, aidé par son compagnon belge Kristof T’siolle pour la scénographie, et qui fait même, pour l’occasion, quelques entrées remarquées, en jardinier mais surtout en notaire funambule. Il transpose l’action de l’Elisir d’Amour dans les années 70, ce dont attestent les costumes très colorés, tout en respectant ce que la musique porte en elle de fantaisie et d’humour. Les gags et scènes farfelues s’enchaînent ainsi à un bon rythme (.... ) soutirant du public des Oh et des Ahhh…

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L’Élixir d’Amour se goûte avec bonheur à l’Opéra des Landes
Violette Renié Dubar, pour Olyrix.com -Juillet 2020

Le Festival lyrique de Soustons donne cette année une interprétation enlevée et légère du célèbre opéra de Gaetano Donizetti.

Le metteur en scène et directeur du festival, Olivier Tousis, aidé du scénographe Kristof t’Siolle, a su mettre à profit le charme du lieu, utilisant à dessein la jolie maison du parc comme décor, pour ainsi nous emmener aux sources de cet Élixir largement inspiré du Philtre d’Auber, dont l’action se situe «Dans les campagnes de l’Adour», comme l’indique le livret. Dans une scénographie très seventies fraîche et colorée, et un esprit d’opérette, les chanteurs donnent vie à l’œuvre avec une légèreté toute estivale, dans le doux bruissement du vent dans les arbres. Ne manquent plus que le chant des cigales et le bruit des glaçons pour donner l’illusion parfaite d’un après-midi au bord de la piscine, d’autant que la proximité de la scène ajoute une certaine dose de charme supplémentaire. Beaucoup de jolies trouvailles scéniques apportent humour et esprit au livret et le public semble séduit par sa soirée sous les arbres, et ravi d’avoir pu soutenir ce festival une année de plus.

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Sous Scribe sourit Marivaux
Laurent Bury pour Wanderesite - Juillet 2020

Nul doute que le lieu choisi aura également inspiré Olivier Tousis pour sa mise en scène : devant ce petit château, où s’ajoutent les quelques éléments de la sobre scénographie signée Kristof t’Siolle, il n’y a plus de riche fermière ou de jeune paysan, mais simplement deux cœurs qui se cherchent, qui se fuient, et peu importe au fond le milieu social qui est le leur (…. ) L’héroïne pourrait s’appeler « la comtesse » ou « la marquise », Araminte ou Silvia, tout comme le héros pourrait être « le chevalier » ou « Dorante », et c’est bien ce que nous montre ce spectacle. Autour de ce couple qui s’évite mais finit par se former, trois personnages qui, eux ressortissent davantage à la franche comédie, comme tel érudit ou fermier ridicule qu’on rencontre parfois chez Marivaux.

(….) Avec de tels artistes dans sa manche, l’Opéra des Landes dispose d’atouts dont il aurait été dommage que le public soit privé pour cause de pandémie.

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L’Opéra des Landes "à la fenêtre" a été un succès.
Un Elixir d’Amour très bien dosé.
Isabelle Chambon pour Sud-Ouest - Juillet 2020

Les représentations de "l’Elisir d’Amore", à la fenêtre du château de la Pandelle, ont été plébiscitées par le public. Une fois encore, l’Opéra des Landes a fait mouche, proposant cette année de déguster le fameux Elisir d’amore de Donizetti, mais dans une version au charme champêtre présentée « à la fenêtre » du château de la Pandelle, à Soustons.

Le public, venu en nombre aux sept soirées, en nocturne ou à l’heure vespérale, en a apprécié la quintessence renouvelant sa fidélité au festival lyrique (…) une mise en scène réjouissante et légère,  avec toujours cette touche de créativité pertinente jusque dans le détail, l’étoffant d’allégories humoristiques et clins d’œil à l’actualité aidé par son complice Kristof T’Siolle. Ce dernier se fera notamment remarquer dans le rôle du notaire funambule qui descend par la fenêtre !
Éclairages nuancés, ombres chinoises dans cette bâtisse éclairée de l’intérieur, décor à la fois bourgeois et décalé et touche coquine, il ne manquait rien à cet « Elisir d’Amore », que l’on a savouré à petites goulées.

Depuis près de vingt ans, Olivier Tousis fait vivre le genre lyrique au cœur des Landes, à Soustons, et propose pour la dix-huitième édition de son festival Opéra des Landes une lecture drolatique de La Belle-Hélène, en ces temps de commémoration du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. Disons d’emblée que le spectacle imaginé par le directeur-fondateur de la manifestation landaise, puisqu’il signe lui-même les titres qu’il propose, se déguste le sourire aux lèvres et la joie au cœur. Il recrée pour l’occasion une Grèce antique de fantaisie, mais mêlée à des éléments futuristes qui rappellent la Guerre des étoiles (sabres-laser à l’appui !) ainsi que les (super) héros des Comics Marvel (Agamemnon est pourvu du célèbre gant de Thanos)...

A force de ne plus voir représenter que des adaptations, réécritures et modernisations, on finirait par croire que le texte conçu pour La Belle Hélène par Meilhac et Halévy est devenu désespérément injouable tel quel, par trop truffé de références devenues obscures avec le temps, l’exemple le plus flagrant étant la fameuse charade où l’on fait deviner le mot locomotive avec cette définition « Mon premier se donne au malade » : plus personne ne sait aujourd’hui que le loch était jadis une potion soulageant les voies respiratoires. Et la plupart des productions de jeter le bébé avec l’eau du bain. On commencera donc par remercier le festival Opéra des Landes d’avoir eu le courage de conserver ce texte sans le farcir d’allusions à notre temps, ou de trivialités hors de propos...

Bicentenaire Offenbach oblige (le compositeur est né en 1819), l’Opéra des Landes à Soustons donne cette année La Belle Hélène, dans une production explosive et hilarante : vécue comme telle par le public nombreux et fidélisé chaque été depuis 2001 autour d’un opéra célèbre du répertoire. Olivier Tousis, metteur en scène et fondateur du festival, saisit les mille possibilités offertes par Offenbach de faire rire le public ravi. Le lever de rideau dévoile d’emblée des décors ainsi qu’une scénographie recherchés, qui se prolongent dans les costumes et les accessoires. Dans un style grec à la fois antique et futuriste (voire même sur une planète inconnue, comme le suggèrent les deux lunes au firmament du dernier tableau), ambiance fluo et rave party, les références populaires sont nombreuses et bien amenées...

Les Noces de Figaro, opéra phare du festival Opéra des Landes, a tenu ses promesses. Le public fidèle et celui curieux de découvrir l’art lyrique sur son lieu de vacances n’ont pas boudé cette nouvelle production du chef-d’œuvre de Mozart avec tout de même 1 700 spectateurs.

Cette comédie et parodie sociétale a été mise en valeur par une musique lumineuse, servie par une formation orchestrale de qualité, menée par Jean-Marc Andrieu. Dans cette œuvre démesurée ponctuée de récitatifs poétiques, de rébellion et d’intrigues à tout va, la mise en scène d’Olivier Tousis a vu juste et a fait merveille.

Venus en nombre vendredi soir, les spectateurs n’ont pas boudé leur plaisir devant cette présentation de La Création (Die Schöpfung) de Joseph Haydn, qui raconte la naissance de notre monde décrite dans la Genèse.

Dans un rôle dans lequel on ne l’attendait pas, le directeur artistique de l’Opéra des Landes, Olivier Tousis, a mené de main de maître, au sens littéraire du mot, cet oratorio d’une dangereuse simplicité et a relevé le défi haut la main.

Depuis près de vingt ans, Olivier Tousis fait vivre le genre lyrique au cœur des Landes, à Soustons, et propose pour la dix-septième édition de son festival une lecture sans perruque, pleine de vie et de drôlerie des Noces de Figaro de Mozart.

Si Le Mariage de Figaro est une comédie de situation, Le nozze di Figaro ne pourrait-il pas devenir une sitcom ? Tel est le pari qu’a fait Olivier Tousis pour sa mise en scène du premier volet de la trilogie mozartienne, qui constitue cette année le plat de résistance du festin lyrique proposé par Opéra des Landes.

Chaque année, la programmation de l’Opéra des Landes se construit autour d’une nouvelle production d’un opéra du répertoire montée exclusivement pour Soustons. Avec cinq représentations qui affichent toutes complet, La Traviata de 2017 véhicule sans détours les spécificités du festival, mais surtout ses valeurs et ses forces pour qu’au final, néophytes ou lyricomanes avertis passent un beau moment d’opéra.

Fidèles et curieux n’ont pas boudé cette nouvelle production du chef-d’œuvre de Verdi, avec tout de même 2 000 spectateurs.

Le festival lyrique de l’Opéra des Landes a tiré sa révérence. « La Traviata », opéra phare de cet événement incontournable dans le Sud-Ouest, a tenu ses promesses et même au-delà des espérances…

L’opéra, chef-d’œuvre Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) a été présenté lundi soir dernier à Alger par l’Orchestre de l'Opéra d'Alger dirigé par le maestro Amine Kouider, devant un public nombreux, ravi de renouer avec le chant lyrique des grandes œuvres universelles.

A l’Opéra Bastille, depuis quelques années, les metteurs en scène se cassent les dents sur le Faust de Gounod, sans parvenir à en proposer une lecture cohérente qui puisse dignement succéder à celle de Jorge Lavelli, qu’on aurait bien fait de conserver quelques saisons encore. Avec des moyens dont c’est peu dire qu’ils sont sans commune mesure avec ceux de l’Opéra de Paris, qu’allait donc proposer l’Opéra des Landes, pour la quinzième édition de ce festival implanté à Soustons, près de Dax ?

A côté d’un grand titre « populaire », même si Faust ne jouit plus tout à fait du succès planétaire qui fut jadis le sien, Opéra des Landes proposait cette année une autre œuvre on ne peut plus différente. Qu’y a-t-il en effet de commun entre un opéra avec solistes et chœur, qui dure plusieurs heures et inclut quelques-uns des airs les plus célèbres du répertoire, et La Voix humaine ?

Le festival lyrique de l’Opéra des Landes a tiré sa révérence mercredi dernier, à Soustons, avec la dernière des quatre représentations de « Faust ».

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