Depuis près de vingt ans, Olivier Tousis fait vivre le genre lyrique au cœur des Landes, à Soustons, et propose pour la dix-huitième édition de son festival Opéra des Landes une lecture drolatique de La Belle-Hélène, en ces temps de commémoration du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. Disons d’emblée que le spectacle imaginé par le directeur-fondateur de la manifestation landaise, puisqu’il signe lui-même les titres qu’il propose, se déguste le sourire aux lèvres et la joie au cœur. Il recrée pour l’occasion une Grèce antique de fantaisie, mais mêlée à des éléments futuristes qui rappellent la Guerre des étoiles (sabres-laser à l’appui !) ainsi que les (super) héros des Comics Marvel (Agamemnon est pourvu du célèbre gant de Thanos)...

A force de ne plus voir représenter que des adaptations, réécritures et modernisations, on finirait par croire que le texte conçu pour La Belle Hélène par Meilhac et Halévy est devenu désespérément injouable tel quel, par trop truffé de références devenues obscures avec le temps, l’exemple le plus flagrant étant la fameuse charade où l’on fait deviner le mot locomotive avec cette définition « Mon premier se donne au malade » : plus personne ne sait aujourd’hui que le loch était jadis une potion soulageant les voies respiratoires. Et la plupart des productions de jeter le bébé avec l’eau du bain. On commencera donc par remercier le festival Opéra des Landes d’avoir eu le courage de conserver ce texte sans le farcir d’allusions à notre temps, ou de trivialités hors de propos...

Bicentenaire Offenbach oblige (le compositeur est né en 1819), l’Opéra des Landes à Soustons donne cette année La Belle Hélène, dans une production explosive et hilarante : vécue comme telle par le public nombreux et fidélisé chaque été depuis 2001 autour d’un opéra célèbre du répertoire. Olivier Tousis, metteur en scène et fondateur du festival, saisit les mille possibilités offertes par Offenbach de faire rire le public ravi. Le lever de rideau dévoile d’emblée des décors ainsi qu’une scénographie recherchés, qui se prolongent dans les costumes et les accessoires. Dans un style grec à la fois antique et futuriste (voire même sur une planète inconnue, comme le suggèrent les deux lunes au firmament du dernier tableau), ambiance fluo et rave party, les références populaires sont nombreuses et bien amenées...

Les Noces de Figaro, opéra phare du festival Opéra des Landes, a tenu ses promesses. Le public fidèle et celui curieux de découvrir l’art lyrique sur son lieu de vacances n’ont pas boudé cette nouvelle production du chef-d’œuvre de Mozart avec tout de même 1 700 spectateurs.

Cette comédie et parodie sociétale a été mise en valeur par une musique lumineuse, servie par une formation orchestrale de qualité, menée par Jean-Marc Andrieu. Dans cette œuvre démesurée ponctuée de récitatifs poétiques, de rébellion et d’intrigues à tout va, la mise en scène d’Olivier Tousis a vu juste et a fait merveille.

Venus en nombre vendredi soir, les spectateurs n’ont pas boudé leur plaisir devant cette présentation de La Création (Die Schöpfung) de Joseph Haydn, qui raconte la naissance de notre monde décrite dans la Genèse.

Dans un rôle dans lequel on ne l’attendait pas, le directeur artistique de l’Opéra des Landes, Olivier Tousis, a mené de main de maître, au sens littéraire du mot, cet oratorio d’une dangereuse simplicité et a relevé le défi haut la main.

Depuis près de vingt ans, Olivier Tousis fait vivre le genre lyrique au cœur des Landes, à Soustons, et propose pour la dix-septième édition de son festival une lecture sans perruque, pleine de vie et de drôlerie des Noces de Figaro de Mozart.

Si Le Mariage de Figaro est une comédie de situation, Le nozze di Figaro ne pourrait-il pas devenir une sitcom ? Tel est le pari qu’a fait Olivier Tousis pour sa mise en scène du premier volet de la trilogie mozartienne, qui constitue cette année le plat de résistance du festin lyrique proposé par Opéra des Landes.

Chaque année, la programmation de l’Opéra des Landes se construit autour d’une nouvelle production d’un opéra du répertoire montée exclusivement pour Soustons. Avec cinq représentations qui affichent toutes complet, La Traviata de 2017 véhicule sans détours les spécificités du festival, mais surtout ses valeurs et ses forces pour qu’au final, néophytes ou lyricomanes avertis passent un beau moment d’opéra.

Fidèles et curieux n’ont pas boudé cette nouvelle production du chef-d’œuvre de Verdi, avec tout de même 2 000 spectateurs.

Le festival lyrique de l’Opéra des Landes a tiré sa révérence. « La Traviata », opéra phare de cet événement incontournable dans le Sud-Ouest, a tenu ses promesses et même au-delà des espérances…

L’opéra, chef-d’œuvre Les Noces de Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) a été présenté lundi soir dernier à Alger par l’Orchestre de l'Opéra d'Alger dirigé par le maestro Amine Kouider, devant un public nombreux, ravi de renouer avec le chant lyrique des grandes œuvres universelles.

A l’Opéra Bastille, depuis quelques années, les metteurs en scène se cassent les dents sur le Faust de Gounod, sans parvenir à en proposer une lecture cohérente qui puisse dignement succéder à celle de Jorge Lavelli, qu’on aurait bien fait de conserver quelques saisons encore. Avec des moyens dont c’est peu dire qu’ils sont sans commune mesure avec ceux de l’Opéra de Paris, qu’allait donc proposer l’Opéra des Landes, pour la quinzième édition de ce festival implanté à Soustons, près de Dax ?

A côté d’un grand titre « populaire », même si Faust ne jouit plus tout à fait du succès planétaire qui fut jadis le sien, Opéra des Landes proposait cette année une autre œuvre on ne peut plus différente. Qu’y a-t-il en effet de commun entre un opéra avec solistes et chœur, qui dure plusieurs heures et inclut quelques-uns des airs les plus célèbres du répertoire, et La Voix humaine ?

Le festival lyrique de l’Opéra des Landes a tiré sa révérence mercredi dernier, à Soustons, avec la dernière des quatre représentations de « Faust ».

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